Souvent relégué comme simple support du texte et de l’écriture ou comme le faire-valoir de l’image, le papier est un matériau paradoxal : à la fois pléthorique et envahissant tout autant que discret et invisible. Le papier s’offre comme une matière sensible que les écrivains et les artistes ont toujours chéri.
On choisit son papier en fonction du message que l’on souhaite communiquer ou de la personne à qui l’on écrit, de même que l’artiste choisit son papier en fonction du dessein qu’il a en tête. A l’heure où les écrans et le numérique le rendent de plus en plus fragile et vulnérable, quelle place occupe aujourd’hui le papier dans nos vies et dans notre relation esthétique au monde ?
« Le papier à l’œuvre » est un projet qui propose de mettre à l’honneur ce matériau multimillénaire en proposant aux élèves une exploration inédite du papier, au carrefour de l’art, de la littérature, des sciences et de l’architecture. Il s’agira de découvrir les possibilités créatrices du papier comme matériau artistique dans une approche spatiale et architecturale ainsi qu’un ensemble de gestes et de savoir-faire recensés auprès d’artistes et de professionnels qui entretiennent une relation particulière avec le papier (artiste, archiviste, conservateur).Nous souhaitons avec ce projet, proposer à nos élèves de faire du papier un terrain d’émulation et de création pour s’autoriser à penser qu’il restera pour longtemps encore, la matière de la pensée et du langage.
Le papier : même pas mort !
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Projet réalisé dans le cadre du dispositif PACTE / EAC en partenariat avec la Maréchalerie, centre d’art à Versailles) et l’artiste Floriane Pilon
Texte : T. Péan, professeur d’arts plastiques